Moi !
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Sites où je traite de problèmes de société : Les imbéciles ont pris le pouvoir et Repères et fragments.
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Pierre Fraser, candidat au doctorat en sociologie à l’Université Laval dès janvier 2012, détenteur d’une maîtrise en linguistique de l’Université Laval, se définit avant tout comme un épistémocrate, c’est-à-dire, quelqu’un qui doute de son propre savoir, et à plus forte raison de celui des autres. Linguiste de formation qui a mal viré, attiré par les sirènes de l’intelligence artificielle, il est devenu informaticien tout comme entrepreneur, et a mis au point le premier système intelligent qui a permis à la société nStein Technologies d’entrer en bourse en juin 2000. À cinquante ans, retrouvant le bon sens, il se consacre désormais depuis ce temps à tenter de comprendre comment nos sociétés se transforment sous l’impulsion des technologies et des impacts qu’elles ont sur nous.
Ma position épistémologique
Ce qui importe, ce n’est pas de savoir qui a raison ou tort dans un discours, mais de savoir quels seront les impacts sur nos vies et sociétés si nous adhérons massivement à l’une des deux positions.
Ma position épistémologique est simple. Elle se situe à la croisée des chemins des enseignements d’Épicure, de Sénèque et de Karl Popper. Épicure a émis le postulat que le bonheur est possible ici-et-maintenant, la « vie heureuse » immédiatement, sans promesse d’un quelconque avenir, fondée sur un discours libre à l’opposé du discours de la persuasion et de la séduction, tout comme celui à propos de la santé.
Sénèque, quant à lui, nous a enseigné qu’il faut se déprendre des opinions de la foule et que nous devons anticiper mentalement notre propre mort pour ne plus en avoir peur en vivant détaché de cette crainte que nous infusent chaque jour tous les prescripteurs de santé. La liberté stoïcienne proposée par Sénèque n’est pas une acceptation de la tyrannie, peu importe sa forme, mais bel et bien un refus radical de celle-ci, en défendant sa liberté intérieure qui peut, seule, nous libérer.
C’est à chacun d’entre nous qu’est confiée la responsabilité de douter, de contester et de tenter de réfuter tout ce que l’on tente de nous faire passer pour une vérité, et particulièrement en matière de santé. Popper soulignait à juste titre que la vérité reste une hypothèse parmi bien d’autres jus-qu’à ce que nous ayons trouvé un moyen de la réfuter. Et en matière de santé, toutes les « vérités » peuvent être réfutées !
Si, par un heureux hasard, certaines des idées que j’avance vous plaisent, de grâce n’en faites pas une vérité. Creusez encore plus ces idées afin que vous puissiez arriver à les réfuter, mais assurez-vous d’avoir une solide argumentation, ne serait-ce que pour vous-même !
My name is Pierre Fraser, PhD candidate in sociology, linguist and specialist in discourse analysis. I consider myself primarily as an epistemocrat is to say that I doubt my own knowledge, and every morning when I get up, I admire the bottomless pit of my ignorance !
My epistemological position
What matters is not who is right or wrong about an idea, but to know what are the impacts on our lives and societies if we adhere massively to one of two positions.
My epistemological position is simple. It is located at the crossroads of the teachings of Epicurus, Seneca and Karl Popper. Epicurus postulated that happiness is possible here and now, the “good life” immediately, away from the discourse of persuasion and seduction, like the one about health.
Seneca, meanwhile, has taught us that we must liberate ourself from the opinions of the crowd and we need to mentally anticipate our own death. The freedom offered by Stoic Seneca is not an acceptance of tyranny, regardless of its form, but rather a radical rejection of it, defending our inner freedom which alone can free us.
It’s our own responsibility to question, challenge and attempt to refute what we are trying to move us to a truth, especially in health. Popper rightly pointed out that the truth is an assumption among many others until we have found a way to refute it. And all the “truths” about health can be refuted !
If, by happy coincidence, I advance some ideas you like, please do not make it a truth. Dig over these ideas so you can refute them, but be sure to have solid arguments !
Livres de l’auteur / Books
Essais, Pédagogie et informatique



Bonjour,
Votre approche est hautement philosophique et attrayante. Seriez-vous tente d’expliquer la realite des choses par des tendances inevidentes, par un surealisme non apparent ou par les evidences silencieuses? Comment expliqueriez-vous les impacts sociaux des tendances inevidentes ou des evidences silencieuses?
Vous trouverez réponse à vos questions dans quelques temps lorsque paraîtra le livre « Théorie des tendances » !
Bonjour,
Je trouve votre approche fort pertinente et salue avec plaisir votre apport.
Je me permets de vous demander de bien vouloir aborder la question suivante: Comment générer un cygne noir (blanc) et comment en contrôler ses effets.
C’est la question fatale de la prise de pouvoir.
Merci
Bonjour Olivier !
Générer un cygne noir et en contrôler ces effets est effectivement une question de prise de pouvoir. Je suis en train de travailler sur la suite du livre «Tendances – Savoir les décrypter pour en tirer profit» qui sortira le 1e mars 2010. Le prochain livre se nommera «Évidences silencieuses» et abordera justement cet aspect.
Je dois humblement vous avouer que vous n’êtes pas le premier à me poser la question. Le problème, c’est qu’il y encore quelques trous dans la Théorie des tendances, et avec d’autres chercheurs on cherche à trouver des pistes de réponses à votre interrogation.
@ Georges Vignaux pose d’ailleurs une question semblable à la vôtre dans un commentaire précédent:
«Comment subsumer une tendance c’est-à-dire soit la dépasser pour ne pas en être prisonnier soit l’assimiler, la « digérer » pour la dépasser et maîtriser l’avenir ?»