Où se situe notre futur collectif ?
Ce billet fait partie intégrante de ma réflexion pour mon prochain livre intitulé « Évidences silencieuses – Ferment de notre futur collectif ». Les idées et commentaires de ceux qui auront une participation active sur ce blogue seront cités dans le livre !
L’une des particularités des évidences silencieuses, c’est justement d’être silencieuses. Ça peut vous sembler une tautologie, mais c’est bel et bien le cas, et ce n’est pas pour rien qu’il en est ainsi. Pour rappel :
Une évidence silencieuse, dans le cadre de la Théorie des tendances, est un geste anodin de désistement ou d’ajustement envers les irritants d’une tendance déjà en place. Pendant une période indéterminée, les évidences silencieuses percolent dans la « nappe phréatique » du tissu social collectif et finissent ou non par converger vers un point de bascule à partir duquel se manifeste un cygne noir, tirant par le fait même les tendances déjà en place dans une direction ou l’autre.
Le problème avec les évidences silencieuses, c’est que nous ne les percevons pas. Nous nous attardons plutôt aux évidences parlantes pour nous forger une opinion sur le futur, alors que ce sont indubitablement les évidences silencieuses qui forgent le futur. En fait, nous ne savons pas que nous ne savons pas. En effet, comment est-il possible de prendre connaissance de tous les gestes de désistements et d’ajustements posés par tous les membres d’une collectivité envers les irritants de tendances déjà en place et de tenter de voir vers où elles convergeront ? Impossible, et pourtant, c’est justement là que percole le futur.
Il faut donc arriver à mettre en place un modèle qui serait en mesure de prendre en charge cet aspect de la mécanique des évidences silencieuses. Autrement dit, il nous faut, dans un premier temps, pouvoir identifier les mécanismes qui provoquent des gestes de désistement ou d’ajustement envers les irritants d’une tendance déjà en place, et je pense qu’il faut s’appuyer sur les évidences parlantes pour y arriver, mais je peux aussi me tromper.
Je vous convie donc à ce petit exercice à partir de quelques évidences parlantes, et je vous demande d’apporter de l’eau au moulin de ma réflexion :
Évidences parlantes
1. De plus en plus, dans l’ensemble des pays, une montée de la droite est en train de s’effectuer. J’en ai parlé à quelques reprises, c’est le néopuritanisme. Exemples parmi d’autres : a) la société Apple a décidé de bannir de son AppStore les applications relatives au sexe, b) les gouvernements veulent surtaxés les produits de la malbouffe, c) les écologistes cherchent à imposer des restrictions sur l’ensemble de nos activités, d) le culte de la performance, le zéro défaut et la tolérance zéro.
2. Les institutions financières, malgré la crise, sont devenues de plus en plus grosses. Les contribuables paient pour renflouer les entreprises.
3. L’egocasting et la sublimation du « moi » sont en train de devenir la norme. Nous pensons que l’efficacité de la communication avec autrui passe par de plus en plus de technologies.
4. Dans le monde des atomes, la vraie vie, nous cherchons par différents moyens à augmenter notre sécurité et à protéger notre vie privée, tandis que dans le monde virtuel nous voulons la plus grande liberté possible.
À partir de ces quelques évidences parlantes, quelles réflexions me proposez-vous ? Je vous remercie à l’avance pour vos propositions !


